
Travailler pour une collectivité locale offre de nombreuses garanties en matière d’emploi, c’est un fait. Toutefois, sur le plan de la protection santé, les agents territoriaux se retrouvent paradoxalement dans une situation moins favorable qu’il n’y paraît. Rappelons en effet qu’ils étaient une majorité jusque-là à ne bénéficier que du remboursement de base de l’assurance maladie. Voyons en quoi la complémentaire santé est loin d’être facultative aujourd’hui.
Un régime de base loin d’être suffisant
Des restes à charge assez conséquents
La couverture de la Sécurité sociale laisse à la charge des assurés une part non négligeable des dépenses. Nous pensons aux dépassements d’honoraires, aux frais d’optique, aux prothèses dentaires… Si vous avez la malchance d’être concerné, ces postes pourraient vous coûter plusieurs centaines d’euros par an. Autant dire que c’est très impactant au quotidien si vous n’avez pas des revenus confortables.
Des besoins spécifiques chez les agents de la fonction publique
Il est difficile de définir le profil type d’un agent territorial étant donné que les métiers concernés sont extrêmement variés. Entre les agents techniques, les policiers municipaux, le personnel de crèche et les travailleurs sociaux, le niveau d’exposition aux risques est radicalement différent. Cette réalité rend alors pertinent le recours à une mutuelle qui connaît bien le secteur.
C’est justement la vocation de structures comme l’Union Mutame qui regroupe trois mutuelles complémentaires santé spécialisées. Le but ici est d’obtenir la meilleure couverture santé, quel que soit le profil de l’agent territorial.
La réforme PSC constitue un tournant majeur
Impossible de ne pas évoquer la réforme PSC lorsqu’on parle de la protection santé dans la fonction publique territoriale. Acronyme de “Protection Sociale Complémentaire”, la PSC oblige progressivement les employeurs publics territoriaux à prendre en charge au minimum 50 % de la cotisation mutuelle de leurs agents. Alors que la date limite était initialement fixée à 2026, son entrée en vigueur devrait normalement débuter le 1er janvier 2027.
Ce changement structurel assez important rapproche désormais les fonctionnaires territoriaux des salariés du privé et chacun est invité à réévaluer sa couverture santé. Si vous êtes vous-même concerné, plusieurs points méritent votre attention avant de choisir ou de conserver votre contrat :
- La nature du contrat. Il peut s’agir d’un contrat labellisé ou conventionné, sachant que chaque formule a ses propres règles de participation employeur.
- Les garanties couvertes. C’est surtout en optique et en dentaire que Les niveaux de remboursement varient fortement d’un contrat à l’autre.
- La couverture des ayants droit. Est-ce que le conjoint et les enfants à charge sont inclus ?
Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons que vous conseiller de comparer plusieurs mutuelles (généralistes et spécialisées) avant de vous décider.